Introduction

Publié le par MPB

La métallurgie a été le facteur prépondérant de l’évolution de l’homme vers une civilisation de plus en plus perfectionnée. Le grand tournant des âges des métaux constitue une avancée des techniques. Après des siècles de progrès, l’aptitude à tirer parti de la houille, du zinc, de l’aluminium a fait faire un nouveau bond en avant à l’humanité. Ces métaux, si importants aux yeux des êtres humains, proviennent des richesses que la planète conserve en son sein. Les gisements de minerai s’organisent en strates ou en filons qui s’enfoncent souvent profondément dans la croûte terrestre. Pour acquérir cette matière première, il faut donc pénétrer de plus en plus loin sous terre. Ainsi naquit l’un des plus durs métiers, celui de mineur. Si l’on se rappelle très bien les houillères et les corons du Bassin lorrain, qu’en est-il des mineurs du passé ? Leurs conditions de vie étaient-elles aussi dures et misérables ? Où se trouvaient les lieux de production ? Le minerai était-il recherché intensément ? Recherchait-on des métaux spécifiques selon les périodes ?

L’étude de l’histoire de l’exploitation des mines s’inscrit dans le cadre du programme de recherche national P 25 : histoire des techniques, de la Protohistoire au XVIIIe s. et archéologie industrielle. La présente étude a pour objectif une première approche de l’histoire de l’exploitation des mines dans un domaine géographique riche en gisements de minerais divers : le massif des Maures. Cette variété est précieuse, car la nature des minerais recherchés varie selon les époques. La possibilité d’observer des exploitations s’échelonnant dans le temps est élargie, laissant ainsi envisager une activité minière continue dans le massif.

Les recherches dans le massif des Maures apporteront des éléments à l’histoire minière provençale. Elles combleront un manque nuisant à l’homogénéité de la recherche française par l’étude de gisements non ferreux, dans un secteur géographique figurant en blanc sur les cartes archéologiques minières : la Basse Provence. Une approche sur la longue durée est nécessaire à l’étude des sites miniers. Outre le fait que les gisements sont généralement exploités pendant des périodes très longues, la diachronie permet d’étudier l’histoire des techniques sur le long terme. De plus, les vestiges médiévaux étant rares, des informations sur cette période peuvent être apportées par une étude sur d’autres périodes. Par exemple, les ingénieurs des mines du XIXe s. ont généralement noté et décrit les vieux travaux lorsqu’ils en rencontraient. Le dépouillement des archives récentes n’est donc pas négligeable. Sur le terrain, on a déjà évoqué la présence de vieilles mines dans les grands réseaux miniers du XIXe s. La méthode employée associe l’étude des archives et le travail de terrain.

Les bases de ce sujet de recherche avaient déjà été déterminées dans un mémoire de maîtrise puis un D.E.A. Le sujet et la région étudiée restant identiques tout au long de la recherche. Les résultats des prospections menées depuis le début de ce travail donnent une vision de l’état actuel de ces recherches.

Les bases de ce sujet de recherche avaient déjà été déterminées dans un mémoire de maîtrise puis un D.E.A. Le sujet et la région étudiée restant identiques tout au long de la recherche. Les résultats des prospections menées depuis le début de ce travail donnent une vision de l’état actuel de ces recherches.

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