Avant propos

Publié le par MPB

Le massif des Maures se trouve dans le département du Var en région Provence, Alpes, Côte-d’Azur. Cette aire géographique, délimitée par le Gapeau, l’Aille, l’Argens et la mer, correspond à un vestige du socle ancien qui s’étendait à la place de la Méditerranée. La plupart des gisements sont de type filonien, issus de la pénétration de fluides hydrothermaux dans les failles de la roche. Il existe cependant quelques gisements sédimentaires, comme la houille à Collobrières ou le gîte polymétallique de Cap-Garonne.


La situation du massif sur la côte varoise l’intègre dans l’aire de colonisation phocéenne et Massaliote et dans le réseau commercial de la Méditerranée occidentale. Des origines à nos jours, l’homme y a mené une activité minière sporadique. Les travaux miniers ont été marqués par deux périodes plus soutenues, l’une au XVe s., sous l’influence du roi René, l’autre du XVIIIe au XIXe s. Dans l’élan de la révolution industrielle. Les textes, complétés par la documentation archéologique pour la plupart des sites, permettent de mieux saisir qui étaient les hommes qui ont financé et exploité ces mines ainsi que les conditions de travail et de vie des ouvriers.


Cette recherche a été menée, depuis 1994, dans le cadre d’une Maîtrise puis, d’un DEA et s’est poursuivi en thèse. Ce travail est codirigé par Monsieur Michel Fixot et Madame Marie-Christine Bailly-Maître, LAMM.


Le sujet d’étude porte sur l’histoire de l’exploitation des mines, du traitement minéralurgique et métallurgique des minerais dans ce cadre géographique et géologique délimité. Une approche diachronique est privilégiée afin d’appréhender les évolutions techniques et socio-économiques sur la longue durée. L’étude historique s’étend du l’époque romaine au XVIIIe s. L’étude archéologique englobe également les sites des XIXe et XXe s. en raison des contraintes de terrain. Les vieux travaux sont, en effet, souvent intégrés dans des ouvrages modernes, reprises postérieures des gisements. Il arrive quelquefois que la nouvelle exploitation ne s’intéresse nullement aux minéralisations métalliques mais à ce qui en constitue la gangue. Ce type de reprise s’observe notamment pour la fluorine, souvent mise en place avec la blende et la galène, et dans ce cas, les vestiges de l’ancienne mine sont effacés par l’enlèvement de la gangue.


Au terme de ce travail, un premier tableau est brossé et montre l’intérêt que les gisements métallifères ont suscité au cours des siècles.

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Publié dans Synthèse

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