Partager l'article ! Textes et documents: L’étude documentaire s’articule autour de deux pôles : les sources manuscrites et imprimées antérieures au XIXe ...
L’étude documentaire s’articule autour de deux pôles : les sources manuscrites et imprimées antérieures au XIXe s. et les archives des XIXe et XXe s.
Avant le XIXe s., les informations sont rares et peu détaillées (hormis un texte du XVe s. étudié par Noël Coulet).
A partir du XIXe s., en revanche, la documentation est extrêmement abondante et longue à dépouiller.
Pour l’archéologie des mines, les sources consultées ne sont pas forcément les mêmes que celles de l’archéologie traditionnelle. Une attention plus importante est accordée au contexte géologique et au phénomène industriel moderne. Ainsi, les archives du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (B.R.G.M.), de la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (D.R.I.R.E., Ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Consommation) et les fonds récents des Archives Départementales (série S, Mines et Energie) sont consultés au même titre que les archives plus anciennes.
Les cartes géologiques donnent des informations sur la localisation des gisements, la roche encaissante, la gîtologie, la minéralisation, certaines mines sont repérées.
Les cartes topographiques au 25000e ou au 5000e complètent la localisation des gîtes, fournissent des informations sur la toponymie et permettent un repérage précis des sites pour la carte archéologique.
Les documents d’archives, plans, cadastres (anciens et récents), cartes anciennes, archives récentes et imprimées, apportent des informations plus fines sur une région donnée, une concession, une époque déterminée ou une personne.
Les Archives Nationales (série F 14, Paris) conservent les rapports des Ingénieurs des Mines qui ont visité les exploitations au XIXe s. Ce fonds alimente notablement la recherche pour les périodes récentes, notamment les XVIIIe et XIXe s. De plus, les ingénieurs mentionnaient et décrivaient généralement les anciens travaux qu’ils repéraient, et désignaient généralement des exploitations médiévales sous l’appellation vieux travaux ou travaux romains.
Les Archives Départementales (Draguignan) ou Communales conservent dans la série S les demandes de concession, états d’exploitation et courriers relatifs aux exploitations récentes (XIXe et XXe s.). Ces documents donnent également de rares informations sur les anciens travaux. Ils permettent surtout de retracer l’évolution des exploitations modernes et, parfois, de localiser de manière précise (parcelle cadastrale) des filons ou des travaux particuliers.
Les rapports de visite des Ingénieurs des Mines conservés à la Direction Régionale de l’Industrie de la Recherche et de l’Environnement (Marseille) contiennent souvent des renseignements précieux sur les anciennes exploitations.
Les Ecoles des Mines détiennent les mémoires et journaux de voyage des élèves ingénieurs du siècle dernier. Dans ces rapports, les étudiants décrivaient et situaient souvent les vieux travaux. Les nombreux écrits concernant le sud-est de la France et le Midi détaillent les mines du Massif Central, des Alpes, du sud-ouest et de la région Lyonnaise.
Les archives médiévales sont rares et dispersées. Les cartulaires des abbayes de Saint-Victor de Marseille et de Lérins ainsi que celui de la Chartreuse de la Verne n’ont pas livré de renseignements. Les archives antérieures à 1790 ont donné quelques textes (essentiellement dans la série B et surtout pour le Bas Moyen Age) déjà étudiés par Monsieur Noël Coulet dans le cadre d’une étude sur les prospections minières en Provence au Moyen Age.
Enfin, l’iconographie est une source importante pour les aspects techniques.
La série F14 comporte essentiellement des renseignements relatifs aux mines modernes. Les documents concernant les mines des Maures sont nombreux :
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F14/12 |
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Mines de charbon |
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7895 |
n°1-9 |
Var |
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7896 |
n°16 |
Toulon et Ollioulles 1843-1844 |
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n°1 |
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La série S (8 S : mines et énergie) des Archives Départementales du Var comporte essentiellement des renseignements relatifs aux mines modernes. Elle se décompose de la manière suivante :
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8 S 1 à 13 |
Mines. |
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8 S 1-2 |
Instructions générales, statistiques, rapports... |
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8 S 1 |
1809-1872. |
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8 S 2 |
1853-1918. |
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8 S 3-5 |
Etats d’exploitation des mines concédées. |
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8 S 3 |
Cogolin, Collobrières, 1858-1909. |
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8 S 4 |
Fréjus, les Bormettes, la Rieille, Vaucron, Grimaud, la Londe, 1858-1908. |
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8 S 5 |
Cap Garonne, les Routes, l’Eygoutier. |
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8 S 6 |
Etats récapitulatifs des mines concédées dans le département du Var, 1850-1908. |
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8 S 7-13 |
Demandes de concessions : arrêtés, ordonnances, permis de recherche sur les communes suivantes : |
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8 S 7 |
les Arcs, Bormes, le Cannet du Luc, 1811-1907. |
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8 S 8 |
Chateaudouble, Chateauvieux. |
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8 S 9 |
Cogolin, Collobrières, Cuers, 1833-1909. |
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8 S 10 |
la Garde-Freinet, Fréjus, Gassin, Hyères, 1800-1910. |
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8 S 11 |
la Londe, le Luc, le Muy, 1820-1924. |
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8 S 12 |
Plan-de-la-Tour, Roquebrune-sur-Argens, Toulon. |
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8 S 13 |
Sainte-Maxime, Six-Fours, 1821-1926. |
Les investigations menées dans la série B n’ont rien donné à ce jour.
Quatre documents attestant une exploitation minière au XVIIIe s. se trouvent dans la série J et concernent les mines de Saint-Daumas et des Maures du Luc entre 1755 et 1772.
La série E comporte les Inventaires, dont les anciens cadastres sont les pièces les plus susceptibles de livrer des informations. Les cadastres conservés concernant le massif des Maures sont ceux de, Collobrières (1779), Gassin, Roquebrune-sur-Argens (1657) et des fragments du cadastre de Fréjus (XVe , XVIIe et XVIIIe s.).
Cette série contient également des lettres royaux et notamment un document concédant les mines de Provence au Sieur Savelly, daté de 1647.
Enfin, le fond Castinel comporte des notices du Touring Club de France. L’une d’elle mentionne un four romain à Saint-Daumas.
Dans la série B, plusieurs documents mentionnent des exploitations minières au Moyen Age. Le premier, daté de 1180 et découvert par Fernand Benoît (1962 : 228), ne localise pas la mine mais désigne ses exploitants domiciliés à Toulon.
Le second, étudié par Noël Coulet (1975 : 165), institue la concession d’Antoine Payant sur le terroir du Luc en 1478.
Le dépôt d’Aix-en-Provence conserve un document, découvert par le même historien (Coulet 1975 : 165), relatant l’exploitation de la mine de Saint-Daumas en 1502.
Enfin, Noël Coulet signale deux autres concessions accordées à la fin du Moyen Age sur des territoires vastes.
La série B des Archives Municipales de Toulon a livré à Fernand Benoît (1962 : 228) un document qui mentionne l’exploitation d’une mine de fer à Six-Fours en 1459.
Le seul journal de voyage relatant une visite des mines varoises a été rendu à son auteur.
Frédéric d’Agay a étudié le fond d’archives familial conservé au château d’Agay. Il y a découvert de nombreuses pièces concernant la Compagnie des Mines de Provence créée par Messire Jean de Giraud, Seigneur d’Agay, la Garde-Freinet, la Moure et autres lieux, Capitaine Général des Gardes-Côtes de Provence au Département de Fréjus, Subdélégué de l’Intendant en la viguerie de Draguignan.
Nathalie Coulomb, employée à l’office du tourisme de la Londe-les-Maures, a réuni un fonds d’archives photographiques concernant les mines de la commune (Bormettes, la Londe et la Rieille). Le paysage du début du siècle nous est ainsi restitué.
Benoît 1962 : BENOIT (F.). - L’économie de la Provence à l’époque antique. Revue d’Etudes Ligures, XX, 1962. Bordighera, 1962, pp. 221-232. Arch. Dép. des Bouches-du-Rhône, B 289, 2mi 839.
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